Il Drago (Stankovic) avec Mourinho après la finale de Madrid
Il Drago (Stankovic) avec Mourinho après la finale de Madrid

« Un petit tour et puis s’en va ». Ce slogan résonne souvent pour les clubs de football ayant réalisé quelques exploits éphémères. Vous voulez des exemples? Nous en avons à la pelle: récemment, l’AJ Auxerre, qui se qualifie en Ligue des Champions dans le groupe du Real Madrid notamment, et qui plongera petit à petit pour finalement atterrir en Ligue 2 deux ans plus tard. Rappelez-vous également de l’enfer des Glasgow Rangers, l’un des deux clubs phare du championnat écossais, relégué en 3ème division nationale, ou encore la Juventus, et son fameux passages en Série B italienne. Que ce soit sur le plan sportif, financier ou même pour une affaire de matchs truqués, la réussite dans le football est parfois de courte durée pour certains clubs. Certains s’en relèvent, d’autres cherchent encore la clé du renouveau…

2010, une année exceptionnelle

Un supporter rêve de voir son équipe remporter un trophée, une compétition. Un supporter veut que son équipe soit la meilleure, qu’elle remporte ses matchs (au moins à domicile, ça coûte cher une place hein). Mais un supporter peut-il se permettre de rêver au triplé « Championnat-Coupe-Ligue des Champions » lors d’un seul même exercice? A l’Inter, oui. L’épisode 2009-2010 fût particulièrement appréciable pour les tifosi nerazzurri. Après avoir pigeonné le Barça avec la vente de Zlatan contre Eto’o plus 45 millions d’euros (j’en rigole encore), les intéristes ont tout raflé. La Coupe d’Italie aux dépens de la Roma le 5 mai (1-0, but de l’inévitable Diego Milito, la pépite de Giuseppe Meazza). Ensuite, comme si cela ne suffisait pas, la société de Momo Moratti remporte le Scudetto en allant battre Sienne 1-0 sur leur pelouse (m’enfin, le stade était bleu et noir, un régal pour les visiteurs), sur un but de… devinez qui… Diego Milito, sur un amour de passe de Javier Zanetti. Les supporters se mettent à rêver du fameux « Triplé » (et moi le premier). Le 22 mai au soir, l’Inter rencontre le Bayern à Madrid, dans une ambiance indescriptible. Victoire des rayés 2-0 sans discussion possible. Demandez donc à Van Buyten ce qu’il a pensé du match, personnellement je pense qu’il est encore en train de chercher les reins qu’il a perdu ce soir là. En effet, Il Principe (Diego Milito) a encore frappé, 2 coups de fusils propres, nets et sans bavures. L’Inter réalise son triplé, les supporters sont aux anges, Mourinho est vénéré, mais il s’en va (vous voyez déjà la suite bande de coquins). L’Inter saura-t-elle rebondir?

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L’ombre de José Mourinho

José Mourinho décide de continuer son petit tour sur le continent européen et laisse une Inter orpheline de son maître. Le bon vieux Rafa Benitez débarque donc en Lombardie pour lui succéder. Echec total de la part du technicien espagnol, qui ne durera pas longtemps à la tête du club. Tout comme Leonardo, Gasperini et Ranieri me direz-vous. Personne ne trouve la solution miracle pour succéder au « Special One ». Le club se fait coiffer en tête du classement par le rival local, le Milan AC. Début de la fin?

La dégringolade

Lors de la saison 2011-2012, le club espère continuer à titiller le haut de tableau dans le Calcio et remporter un trophée. Moratti mise sur Gasperini (j’aime bien son nom, il reflète bien son passage à l’Inter, sacré fantôme). Le club aura trois entraîneurs cette saison-là (Gasperini, Ranieri et Stramaccioni), ce qui nous montre l’instabilité du club, une fois de plus, depuis le départ de « Mou ». Une 6ème place et un petit quart de finale de coupe plus tard, le club lombard termine un exercice relativement douloureux. Mais ce n’est pas fini, la saison 2012-2013 sera encore plus marrante (vaut mieux en rigoler non?) avec une 9ème place et une non-qualification européenne (la première depuis 14 ans, « hey faut bien en laisser aux autres non » dira le bof-supporter).

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Andrea Stramaccioni ne devrait pas faire de vieux os en Lombardie, on parle déjà de Walter Mazzari, un entraîneur qui a prouver au haut niveau certes, mais un entraîneur de plus à l’Inter. La valse continue, et pas sur que les techniciens aiment danser.

Piazzo, créateur et chroniqueur CDP

5 commentaires sur « L’Inter, 3 ans après… »

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