corse

Les clichés sur la Corse ont la dent dure : soleil, vacances, paysages de rêve, sieste, terrorisme. Mais si la Corse est au centre de toutes les attentions aujourd’hui, c’est bien grâce à son football en pleine expansion. L’AC Ajaccio et le SC Bastia en Ligue 1, le CA Bastia qui prend la place du Gazelec en Ligue 2, le foot français compte quatre clubs corses dans les trois premières divisions. Un miracle pour une île d’à peine 300 000 habitants. Le football insulaire n’est pas mort, loin de là, il est même porté par plusieurs représentants fiers de leur île. Et celle-ci leur rend bien. Zoom sur trois footballeurs corses qui vont marquer la saison 2013/2014.

Anthony Lippini (Clermont-Foot Auvergne)

Lippini, le guerrier corse, avec son beau maillot Patrick, stylé.
Lippini, le guerrier corse, avec son beau maillot Patrick, stylé.

Avec un père (Bruno Lippini) originaire de Bastia, ancien footballeur à Lucciana et au Sporting et un cousin (José Pasqualetti) ex-entraîneur du SCB et de l’ACA, Anthony Lippini ne pouvait pas passé à côté d’une carrière de footballeur professionnel. Né à Bastia, formé à Montpellier et chouchou du Timizzolu, le latéral droit poursuit actuellement sa carrière au Clermont Foot Auvergne. Un dépaysement certain entre la Corse et l’Auvergne. Mais peu importe pour lui, Anthony Lippini mouille le maillot partout où il passe. Connu et reconnu pour son engagement de chaque instant, pour ses tacles rageurs et pour son look d’homme des cavernes, Anthony Lippini ne fera pas de cadeaux à ses futurs adversaires de Ligue 2. Et Régis Brouard, le coach clermontois ne s’est pas trompé en le titularisant en matchs amicaux. Contre l’UNFP, Anthony Lippini a,en effet, fait bonne impression, se mettant dans la poche la totalité des supporters auvergnats présents. De quelle manière ? En se montrant combatif dès sa première intervention, un tacle bien senti à la trentième seconde. A partir de ce moment-là, les spectateurs ont applaudi celui qui semble déjà être le nouveau chouchou à chacune de ses prises de balle. De bon augure avant le début du championnat dans une semaine contre Tours. Anthony Lippini sera, dans tous les cas, un élément important d’un effectif qui voudra viser le haut du tableau, quelques saisons seulement après avoir failli accrocher le wagon de la Ligue 1.

 Pascal Berenguer (Tours FC)

Bérenguer, qui s'y frotte, s'y pique...
Bérenguer, qui s’y frotte, s’y pique…

Bien que Pascal Bérenguer ait quitté Bastia il y a douze ans, il n’en reste pas moins un footballeur insulaire incontournable. À 32 ans, le milieu de terrain vient de signer à Tours, un petit coin de Corse sur le continent. Effectivement, fin juin, le Tours FC a été racheté par Jean-Marc Ettori, le PDG de Corsicatours, un « tour opérateur spécialisé sur la destination Corse ». Dans ses bagages, le riche entrepreneur a apporté Jean-Luc Ettori qui occupe le poste de président mais aussi et surtout Olivier Pantaloni, Corse pur souche et ancien joueur et entraîneur de l’AC Ajaccio. Un encadrement sportif qui n’a pas hésité à faire appel à des footballeurs de l’île de Beauté. Ainsi débarquent en Indre-et-Loire, Samuel Bouhours, Fousseni Diawara et Andy Delort, des anciens acéistes que Pantaloni a déjà eu la chance de coacher. Pascal Bérenguer est la quatrième recrue du club. Seulement prêté par Nancy la saison dernière, le milieu de terrain s’est cette fois-ci, engagé pour le FC Tours. Dans cet effectif corsisé, Pascal Bérenguer pourra apporter toute son expérience, ainsi que sa vision du jeu et sa bonne frappe de balle. Avec 391 matchs professionnels à son actif, le Bastiais sera l’un des joueurs les plus aguerris de Ligue 2. Un avantage non-négligeable pour un club qui vit un tournant dans son histoire.

 Sébastien Squillaci (Sporting Club Bastia)

Retour aux sources pour Toto
Retour aux sources pour Toto

Un revenant. À 33 ans, après avoir connu l’équipe de France (21 sélections), une finale de Ligue des Champions avec Monaco et le haut-niveau européen avec Lyon, Séville ou Arsenal, Sébastien Squillaci est de retour sur son île d’origine, 11 ans après son départ de l’AC Ajaccio. Si à l’époque, le défenseur central était un jeune espoir pétri de talent et plein d’avenir, son nom est aujourd’hui synonyme de carrière loupée. La cause ? Ses trois saisons à Arsenal où il n’aura joué que 40 matchs, la plupart en Coupe de la Ligue… Lui qui pouvait espérer une carrière auréolée de succès se sera retrouvé barré par Vermaelen, Koscielny ou encore Mertesacker. Laissé libre par Arsène Wenger, Sébastien Squillaci retrouve donc la Ligue 1 avec plaisir et surtout avec la volonté de jouer. Sa volonté sera sans doute exaucée par un Frédéric Hantz qui pourrait aligner une défense 100% corse la saison  prochaine avec Modesto, Cioni, Palmieri et Squillaci. Pour le moment, le défenseur natif de Toulon a disputé son premier match contre Mayence en amical avec à la clef une défaite 3-1. Rien d’inquiétant pour autant, les automatismes restent à faire dans un effectif largement remanié à l’intersaison (9 arrivées, 10 départs) S’il retrouve ses jambes de 20 ans, nul doute que Sébastien Squillaci sera un renfort de poids pour aller chercher le maintien. Et plus si affinités.

Perfettu Erignacci, rédacteur et spécialiste football corse pour CDP

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