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Seulement la deuxième journée de championnat et les Sanguinari sont déjà de retour. Pas pour n’importe quel déplacement. Non, le plus prestigieux de tous mais aussi le plus court : le Parc des Princes. Malheureusement pour certains, un PSG-ACA au mois d’août tombe mal. Certaines forces vives du groupe sont en effet retournés au pays pour décompresser et voir autre chose que de la grisaille et des pots d’échappements. Ainsi, la famille Vince Per Noi et Manufrankin sont absents, trop occupés à admirer des Pinz’ en pantacourt à Ajaccio. Et comme tout le monde le sait, les absents ont toujours tort. Car force est de constater que ce PSG-ACA restera à tout jamais dans l’histoire des I Sanguinari. Récit.

Rendez-vous était donné rue du Commandant Guilbaud, porte V, à 19h30. Un parcours du combattant pour certains, déboussolés par le changement de côté du parcage visiteur. Pourquoi ce changement ? « Pour un meilleur encadrement des supporters adverses à leur arrivée » dixit Eurosport mais aussi pour une meilleure exposition du parcage pour un meilleur rendu à la télé. Oui, le PSG veut avoir l’image d’un club sympa et accueillant. Mais il n’en a pas seulement l’image, le PSG est vraiment un club accueillant. En tout cas, les stewarts, les policiers chargés des fouilles et tout le personnel croisé se sont montrés souriants et sympathiques. Incroyable non ? Par contre, au niveau du prix des places, les Qataris ne nous ont pas épargnés : 35 euros pour un billet. Heureusement qu’Alain Orsoni avait, encore une fois, été généreux en offrant une dizaine de places. Des places récupérées un peu plus tôt dans la journée à l’hôtel des joueurs. Un hôtel où s’était aussi rendu le plus gros collectionneur d’album Panini de toute l’Ile de France ou plutôt un malade mental qui faisait signer ses vignettes à tous les joueurs de l’ACA. Le plus sollicité étant Benoît Pedretti qui a du signer 14 569 autographes. On reparlera de Benoît Pedretti un peu plus tard, revenons au match.

Et revenons plutôt aux stewarts. Plus particulièrement à la société les embauchant : une certaine ACA. ON EST CHEZ NOUS PUTAIN, MEME A PARIS! Un signe prémonitoire sans doute. Dans les tribunes, se retrouvaient donc le Perfettu venue en galante compagnie, 8Clem, fidèle au poste, l’autre Clément, débarquant tout droit d’Orly et l’inusable Julien avec son nouveau t-shirt rouge. Mais l’attraction de la tribune était bien Eddie Mac Coy accompagné de sa femme et d’Eddie Junior. Par contre toujours aucune trace de Maya. Les membres d’I Sanguinari commencent à perdre patience. Maya absente, la tribune acéiste comptait toutefois une jolie rousse, malheureusement vite prise à partie par des supporters parisiens en manque depuis que leurs femmes sont parties au bled se marier avec leur cousin. Pour compléter tout ce beau monde, on peut noter la présence de toute la famille du jeune Belge Brandon Deville, de Vadim Le Gaulois, de Karim, d’habitués des tribunes et d’autres inconnus. En tout, c’est une grosse centaine de supporters qui garnissait le parcage. Cela sans l’Orsi Ribelli, resté à Aiacciu.

Fabien Laurenti au Parc des Princes, quasi incongnito
Fabien Laurenti au Parc des Princes, quasi incongnito

Une heure avant le coup d’envoi, il faut passer le temps. La haute-sphère du club parisien pense à tout. Pour l’occasion, ils avaient engagés un DJ. Ou plutôt un toc de hipster nommé DJ Lil Mike. Chemise blanche boutonnée jusqu’en haut, noeud papillon, petite moustache bien taillée et lunettes démesurées. On atteint des sommets dans le clichés. Par contre, on touchera le fond lorsqu’on écoutera les titres mixés. Des musiques inconnues jusqu’à ce que Lil Mike ait la bonne idée de passer du Booba. Un morceau qu’il n’hésitera pas à couper quand l’auto-proclamé Duc de Boulogne allait prononcer les cinq mots suivants : « la chatte à ta mère ». Ils ont le droit de censure les Qataris ? Bref, l’avant-match était long. Le match en lui-même le fut d’autant plus. Pourtant, la délivrance est vite venue de Benoît Pedretti.

Capture d’écran 2013-08-21 à 00.05.07

Une euphorie inouie, une explosion de joie comme rarement et tout de suite les premiers mots pour l’arbitre : « Oh l’arbitre, siffle ! C’est fini!! ». On jouait alors la 9ème minute. Les 85 minutes suivantes ? On s’est cagué dessus. Littéralement. Heureusement, Memo Ochoa était dans un grand jour, ce qui nous aura permis de chanter en son honneur à multiples reprises. Malgré quelques macagnas sur le nez d’Ibrahimovic « Oh Zlatan c’est pas toi qui est hors-jeu, c’est ton nez » et des réponses aux provocations des supporters parisiens, on en mené pas large. Il faut dire que les centaines d’occasions du PSG ne plaidaient pas en notre faveur. L’exploit était proche. L’exploit était palpable. L’atmosphère, elle, était invivable. Et au final, Edinson Cavani scella notre sort en égalisant à cinq minutes de la fin. Le Parc était libéré. Les spectateurs parisiens présents, bien discrets et silencieux jusqu’ici, pouvaient enfin donner de la voix et pousser leur équipe. 1-1 au Parc des Princes. C’est quand même beau non ? Ce qui est beau aussi, ce sont les joueurs acéistes qui sont venus en nombres saluer leurs supporters. En tête, Sigamary Diarra qui a lancé son maillot. Comble du footixsme et du Gaulois de base, le chanceux qui a récupéré la tunique portée une veste de l’équipe de France siglée de la FFF. Un déchirement pour les Sanguinari qui ne sont pas récompensés pour leurs efforts. Mais surtout une injustice qui fera dire à certains « Oh Gaulois de merde ». Qu’importe, la joie était plus forte que tout ce soir-là. D’autant plus que Fabrizio Ravanelli s’est aussi déplacé pour saluer les Sanguinari et les autres. De mémoire, c’est une première pour un coach de l’ACA. En parlant de joie, Eddie Mac Coy Junior a gagné sa soirée (et un cadeau d’anniversaire en avance) en attrapant le short de Ronald Zubar.

Capture d’écran 2013-08-21 à 00.13.29

Des images qui resteront gravées à jamais dans les mémoires collectives et des images qui resteront aussi à tout jamais enregistrées par les caméras de télévision. En effet, les Sanguinari ont eu l’honneur de se voir filmer plusieurs fois : après le but et à la fin du match. Et en gros plan s’il vous plaît. Grâce à cela, 8Clem est devenu le supporter de l’ACA le plus connu. Le club a connu son heure (et demie) de gloire, les Sanguinari aussi. Mais peu importe, on continuera à soutenir l’ACA. La prochaine étape? … Sochaux.

Perfettu Erignacci, rédacteur et spécialiste football corse pour CDP

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