Ce visage d'ange bien trompeur...
Ce visage d’ange bien trompeur…

Après Pierre Deblock, l’idole sedanaise du début des années 2000, voici un petit article sur un joueur qui a surement marqué la Ligue 1, puis avant la Division 1, puis quelques tibias à coups de crampons de 18, notre cher ami Cyril Jeunechamp.

Pourquoi Jeunechamp me direz-vous? Et bien la raison paraît évidente: LE FOOTBALL VRAI. On pourrait même le qualifier de joueur atypique, un joueur « club » qui dès son entrée sur la pelouse oublie clairement les sentiments et entre dans une guerre effroyable… On connaît le bonhomme.

Commençons par une statistique prouvant l’engagement de ce joueur sur un terrain en herbe (quand il ne l’avait pas arrachée à coup de tacles assassins). Souvent, ce qui caractéristique un jouer reconnu, ce sont le nombre de buts marqués, le nombre de passes décisives délivrées ou encore l’influence d’un meneur d’hommes sur le jeu. Mais avec Cyril, ce n’est pas tout à fait le même refrain. A l’instar de son collègue Cyril Rool (ah bah tiens, ils ont le même prénom, étrange coïncidence non?), la fameuse stat qui fait parler, c’est le nombre de cartons reçus au cours de sa carrière. Combien vous dîtes? 30, 50, 70? Non non chers lecteurs, notre ami boucher totalise la bagatelle de 134 cartons jaunes reçus et 20 cartons rouges. Bah quoi, il voulait juste passer quelques dimanches en famille.

Jaune ou rouge, Cyril est habitué.
Jaune ou rouge, Cyril est habitué.

Mais Cyril Jeunechamp, c’est aussi un finale de Coupe de France avec le Nîmes Olympique en 1996 et cette cruelle défaite face à l’AJ Auxerre 1-2, avec des buts signés Laurent Blanc et Lilian Laslandes de la tête sur un magnifique service de Philippe Violeau. Le football à l’état pur, sans aucun doute. Cyril était titulaire ce soir là, mais en vain…

Après s’être imposé à Nîmes, il s’envole pour Auxerre, avec qui il remporte la Coupe Intertoto en 1997 face à Duisbourg (0-0 à l’aller chez les allemands, et victoire 2-0 à domicile au match retour). Et devinez quoi, Bernard Diomède ouvre le score avant que… vous me voyez venir… Cyril Jeunechamp ne donne la victoire à son équipe. Sacré bonhomme.

Vient ensuite un nouveau défi pour le gentil-tout doux Cyril, au Sporting Club de Bastia, en Corse. Il sera à nouveau finaliste de la Coupe de France en 2002 face à Lorient, et encore une défaite au compteur. Pas de bol. Tu te rappelle, ce but de Darcheville à la 41ème ! Puis arrive le moment de quitter l’île et de rejoindre la Bretagne, et plus particulièrement le Stade Rennais. Étrangement, rien à vous mettre sous la dent en terme d’éventuel palmarès avec le club rouge et noir…

Sous les couleurs rennaises
Sous les couleurs rennaises

N’oublions pas tout de même une troisième finale perdue, en Coupe de la Ligue avec Montpellier en 2011 face à Marseille au Stade de France sur un but de Taye Taiwo, si si je vous assure. Cyril Jeunechamp a du apprécier…

En tous cas, des joueurs comme lui manquent à notre championnat. Un mec avec des valeurs et de l’envie pour chaque rencontre. Un guerrier, un vrai, pas comme beaucoup aujourd’hui…

Piazzo, créateur et chroniqueur CDP

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