Quelle générosité, quelle allure, quelle rigueur, quelle dynamique, mon dieu quel régal. Et nous pourrions écrire des dizaines de lignes d’adjectifs qualificatifs qualitatifs (oui c’est costaud comme expression je vous l’accorde). En tous cas, cette équipe chilienne nous donne tant d’amour qu’on ne peut que tomber sous le charme… Je vous assure, laissez vous porter par cette douce et envoûtante mélodie… Si vous aimez le football romantique, poétique et offensif alors vous aimerez la Roja. Mais attention, elle sait être intraitable et rigoureuse défensivement. C’est ce qui fait d’elle, d’ailleurs, une redoutable prédatrice… Voyons voir de plus près.

Une défense solidaire

Le Chili ne se résume pas qu’à deux ou trois joueurs reconnus mondialement. C’est bien plus que cela. Et tout commence par la défense de la Roja et notamment, de son dernier rempart, l’excellentissime Claudio Bravo, le gardien du Barça. Véritable cadre de cette équipe, le capitaine du bateau rouge a su naviguer sur cette Copa America Centenario 2016 avec son équipage et tirer le meilleur de ses partenaires… Une attitude de guerrier et un exemple suivi de près par ses coéquipiers. Il a su être décisif dans les moments chauds et premier relanceur d’une équipe joueuse en repartant proprement de derrière,  dans le rôle de fer de lance, et il n’hésitait pas à jouer court et à participer aux phases de préparation de son équipe.

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Devant lui, une charnière complémentaire et rugueuse avec Gary Medel, alias le Pitbull, et  Gonzalo Jara. Le joueur de l’Inter (le plus grand club du monde, bien évidemment), possède une qualité de relance indéniable, et sait en faire profiter ses partenaires. Gonzalo Jara, qui évolue lui à l’Universidad de Chile, a réalisé une très belle compétition, alliant combativité et solidité défensive. #DuoDeChoc.

Passons aux latéraux, car c’est un poste très important pour cette équipe de la Roja. Jean Beauséjour à gauche, Mauricio Isla à droite (pas le joueur de Marseille, l’autre, le vrai…). On pourrait même parler de José Pedro Fuenzalida, qui joue un peu plus haut avec Pizzi, le sélectionneur du Chili. Le profil recherché est clair : savoir défendre et attaquer. Double emploi donc, et mon dieu que c’est plaisant. Surnombre, dédoublement, centres, apport offensif en tout genre, voici les différentes missions confiées aux latéraux d’El Equipo de Todos.

Les mousquetaires de l’amour

Oh ce milieu… Cet incroyable milieu de terrain de la Roja… La complicité et la fluidité de jeu de Charles Aranguiz, Arturo Vidal et Marcelo Diaz, ce trio infernal. Ils ont su faire « oublier » le magicien Jorge Valdivia, je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que cela peut représenter…

Le football semble si facile, si délicieux et subtil à la fois. Avec un Marcelo Diaz à la base du triangle, très précieux dans la construction mais aussi à la récupération sur les phases défensives chiliennes. Un peu plus haut, nous retrouvons deux joueurs capables de débloquer n’importe quelle situation par une passe, un dribble, ou une frappe. La vista et la classe d’Aranguiz, mélangée avec amour au talent brut et au leadership naturel d’Arturo Vidal… #Dégâts.

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Attaque de folie

Si les compteurs s’affolent devant autant de buts de la Roja, c’est en partie grâce à ses perles offensives. On ne vous présente pas Alexis Sanchez, véritable artificier de cette équipe, capable des plus grands gestes et insaisissable pour les défenses adverses, il a éclaboussé cette Copa America de son talent et s’est vu remettre, en toute logique, le trophée de meilleur joueur du tournoi. A ses côtés, l’énigmatique et fantasque Eduardo Vargas. Incroyable avec sa sélection, mais en difficulté dans tous les clubs où il passe, c’est typiquement le genre de joueur instable mais tellement talentueux, qui a besoin de se sentir aimé et poussé par son entraîneur pour montrer le meilleur de lui-même.

Enfin, ce trio est complété par Edson Puch (Necaxa, MEX), où encore Mauricio Pinilla (Atalanta, ITA), deux joueurs d’expérience, capables de marquer et d’être décisifs.  José Pedro Fuenzalida a aussi été utilisé sur l’aile de la Roja pendant ce tournoi aux USA. La polyvalence de nombreux joueurs dans cette sélection est un véritable atout pour le sélectionneur espagnol Juan Antonio Pizzi.

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Solidarité, combat et folie

Meilleure attaque du tournoi avec 16 buts en 6 matchs, la Roja a fait tourner la tête de plusieurs grosses cylindrées comme le Mexique, la Colombie ou encore l’Argentine. Eduardo Vargas termine même meilleur buteur du tournoi, avec 6 réalisations.

Autre donnée à souligner, l’intensité mise à chaque rencontre, avec une équipe adverse asphyxiée d’entrée de jeu. Les chiliens frappent fort, dès le départ, avec l’envie de tout écraser… Un élan de générosité er de dépassement de soi qui colle parfaitement avec l’esprit d’équipe revendiqué par la Roja.

La recette magique de cette équipe : Une bonne dose d’expérience, un football porté vers l’offensive avec une grosse intensité et beaucoup de folie. Mélangez le tout et régalez vous. Merci messieurs, et ne changez rien, surtout. #CoeurAvecLesDoigts.

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Le Chili en chiffre:

Vainqueur de la Copa America en 2015 et 2016.

Troisième à la Coupe du Monde 1962 à la maison. 8ème de finaliste en 1998, 2010 et 2014.

Meilleurs buteurs en sélection: Marcelo Salas 37, Alexis Sanchez 34, Ivan Zamorano 34, Eduardo Vargas 31.

Plus capés en sélection: Claudio Bravo 106, Alexis Sanchez 101, Gary Medel 95, Gonzalo Jara 95.

Piazzo,

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