Menotti

Une carrière de footballeur est courte, certes, mais elle permet de rencontrer un bon nombre de personnes, dans des registres différents, et notamment des entraîneurs. Ces hommes dont la mission est d’amener un groupe, une équipe et un club le plus haut possible et avec qui, une relation peut parfois tout changer. Plusieurs anciens joueurs sont revenus sur les entraîneurs marquants leur carrière, et pour multiples raisons. Je vous laisse apprécier ce premier épisode, et replonger dans le football d’autrefois…

Et on commence avec l’une des icones des coups de caboche et des tacles appuyés, monsieur Teddy Bertin, ancien central rugueux du Racing Club de Strasbourg et de l’OM notamment, qui se livrait dans le journal L’Equipe: « Guy David, au Havre (entre 1993 et 1996). Quand il est arrivé, le club songeait à me prêter mais lui a dit direct: « Teddy, on ne le prête pas! » Il m’a repositionné défenseur central, alors que je jouais latéral gauche ou milieu défensif. Et sur le plan humain, il a été aussi très important. J’ai perdu mon père très jeune, mais ce manque a en partie été comblé par Guy David à qui je confiais mes problèmes perso. Il a toujours été derrière moi ».

Japhet N’Doram, ancien joueur de Nantes (1990-1997, ouais ouais le mec a joué avec Eddy Capron et Christian Karembeu) et de Monaco (1997-1998) se confie: « Je dirais Coco Suaudeau. C’était un créateur, ses séances d’entraînements étaient uniques. Il y avait beaucoup de jeu, avec à chaque fois un objectif derrière. Par exemple, quand on faisait une conservation, on avait interdiction de lober, il fallait toujours être concentré sur ses consignes. Chaque jour j’avais l’impression de découvrir quelques chose, il n’y avait jamais de routine. Son discours était basé sur son équipe, jamais sur l’adversaire. »

coco suaudeau sofoot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même son de cloche pour Eric Pécout, ancien buteur notamment du FC Nantes, de Monaco, de Metz ou encore de Strasbourg dans les 70’s et 80’s envers Suaudeau: « Il arrivait à ressortir le meilleur de chacun. Ce mec est un génie. Il était passionnant. On faisait du vélo, du rugby, des courses de côtes dans le sable, du plongeon… Et puis le jeu en mouvement… Une heure à une touche de balle ! Et si un mec perdait le ballon, il engueulait les trois qui étaient autour ! Mais c’était lui aussi qui, le mercredi pour les matchs entre D1 et D3, disait au défenseur: « Tu vas me le casser en deux ». C’était un peu un sport de combat. »

Pour Charles-Edouard Coridon, c’est du côté de Lens que ça se passe, avec les sangs et or: « François Brisson, qui n’est pas resté longtemps (janvier 99-juin 2000) et qui remplaçait Daniel Leclercq à Lens. Je n’ai pas compris pourquoi il est parti, mais c’était quelqu’un qui se mettait à notre niveau. Il nous demandait notre ressenti. Et parce que j’avais besoin d’un garçon comme lui, j’ai explosé. » Vous pensez que son aile de pigeon face au FC Porto avec le PSG en Ligue des Champions c’est grâce à Brisson?

Concernant Jean-Marc Ferreri, 37 sélections chez les bleus et formé à Auxerre, pas besoin d’aller bien loin: « Guy Roux, je lui doit tout. A treize ans et demi, il est venu me chercher dans mon village de Charlieu (Loire). Auxerre étaient en D2 et il a dit à mes parents: « Votre fils a un pied en or, j’en ferai un international ». Il a tenu parole. J’habitais chez lui, il me faisait faire des séances particulières entre les cours. Il disait toujours que Basilou (Boli) était son fils black et moi son fils blanc ! »

RENNES - AJ AUXERRE

Sébastien Piocelle, lui, préfère nous parler de plusieurs entraîneurs. D’ailleurs, pourquoi choisir. Et il commence forcément par un entraîneur…nantais, lui qui a commencé en pro avec les jaunes et verts: « Reynald (Denoueix), c’était le summum pour moi, c’est lui qui m’a repéré quand j’étais à Clairefontaine et qui m’a fait venir à Nantes, avant de me lancer en Ligue 1. Je ne l’oublierai jamais. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir continuer avec lui plus longtemps. C’est quelqu’un qui sentait le foot, qui était avant-gardiste. Je n’ai jamais été un joueur de dribbles, mais plutôt de déplacements et de passes, et c’est ce qu’il recherchait. Je pense également à Gian Piero Gasperini, qui est aujourd’hui à l’Atalanta Bergame. C’était un grand fan de tactique, et notamment du 3-4-3. Humainement, j’ai beaucoup appris de mecs comme Fred Antonetti. Le métier d’entraîneur, c’est beaucoup de management, il faut savoir gérer son groupe, son staff. De ce que je vois, un coach comme Ancelotti, c’est le summum car il réunit toutes les caractéristiques du grand entraîneur. Un coach doit être dynamique et faire passer ses idées. »

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« Quoi? Qu’est ce que j’entends? »

 

Allez, promis, le deuxième épisode arrive rapidement. Avec d’autres joueurs et entraîneurs mythiques du ballon rond. Et toi, quel est l’entraîneur qui t’a le plus marqué?

Piazzo, entraîneur du FC La Vista,

 

Crédit photos: Sofoot, France Bleu, Goal / Source: L’équipe (plusieurs entretiens), Sportmag.

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