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Du côté de Che vous.

 

Bon allez, je ne vais pas vous laisser attendre plus longtemps. Partons à l’assaut de ce deuxième épisode des entraîneurs qui marquent, bien plus que d’autres. Passons par Paris, Sainté, la Sampdoria, Metz et même Sedan !

Et si on commençait par un ancien maestro, du Stade Rennais notamment, Jérôme, Leroy des changements de clubs (12, c’est pas Gravelaine non plus faut pas déconner), qui est resté sur un coach parisien, qui n’y croyait pourtant pas au départ: « Luis Fernandez, c’est lui qui m’a dit que je ne jouerai jamais au haut niveau, d’où mon départ pour Laval (en 1995). Et c’est paradoxal, mais c’est lui qui m’a fait revenir de Marseille à Paris (en 2002). On peut avoir un avis, se tromper et revenir sur ses choix. »

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« Ouais ouais Jérôme, fait gaffe à ce que tu dis hein ! »

Pour Dominique Bathenay, ancien vert et parisien, il faut bien évidement remonter un peu plus loin: « En dehors bien sûr de Robert Herbin, mon premier entraîneur chez les pros, j’ai bien aimé Velibor Vasovic à Paris (1978-1979). C’était tactiquement très réfléchi. Le fruit de ce qu’il avait connu en tant que joueur à l’Ajax de Rinus Michels. Il insistait sur la communication entre joueurs, partir et donner le ballon au bon moment… »

Pour continuer sur la lancée des entraîneurs étrangers, Oumar Dieng raconte son passage à la Sampdoria (1996-1998): « Je dirais César Luis Menotti, qui nous a fait une préparation d’avant-saison sans baskets. On n’a jamais fait de foncier. Il disait: « Mes joueurs mettront des baskets le jour ou il feront de la course à pied! » A l’entraînement, avec son paquet de cigarettes à la main et sa clope à la bouche, il t’expliquait le foot et te montrait comment faire ». Quand on s’amusait à viser la barre depuis l’entrée de la surface, lui il réussissait dix fois de suite! Impressionnant. »

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Et si on demandait à notre bon vieux Blaisou national Matuidi s’il fallait en choisir un? « Ils m’ont tous marqué, chacun avec ses qualités et ses défauts. Après ce ne sont que des jugements que l’on peut porter mais si je dois en ressortir un, c’est celui qui m’a vraiment fait franchir un cap, c’est Carlo Ancelotti. C’est celui qui m’a fait passer du bon joueur de Ligue 1 que je pouvais être à un joueur de niveau international ».

Pour Nicolas Anelka, c’était du côté de Manchester City: « Je pense que j’avais de bonnes relations avec Kevin Keegan. C’était vraiment facile pour lui de m’apprendre des trucs à l’entraînement parce qu’il a été lui-même professionnel et qu’il jouait devant, comme moi. Cela a toujours été un plaisir pour moi d’être avec lui ».

Et le Steph Borbiconi, ancien messin notamment, il en pense quoi lui? « Jean Fernandez. Tout simplement parce que c’est avec lui que j’ai réalisé ma première saison pleine au FC Metz. Ses méthodes de travail me correspondaient bien. C’était relativement simple : dans l’état d’esprit, tout donner, beaucoup travailler, faire preuve d’humilité, l’amour du métier bien fait, le sens du collectif, la détermination et la simplicité dans le jeu. Toutes ces valeurs étaient aussi les miennes, je me défonçais sur le terrain. J’aime ce côté anglosaxons, « come on, on y va, on donne tout ». On n’est pas le Barça, mais on n’est pas des gros bourrins non plus, il y a une certaine tactique et une technique à respecter. Mais dans l’esprit, quand il y a un coach comme ça, on a envie de mourir pour lui sur le terrain. Évidemment, quand tu es coach du PSG et que tu as Motta, Verratti et Thiago Silva, tu repars propre de derrière. Mais quand tu es à Metz, tu dois avoir un autre discours, basé sur les duels, le côté courage et détermination. C’est ce qui m’a plu chez lui. Mais les poètes qui t’expliquent que le gardien et la défense doivent repartir propre de derrière, ont interdiction de dégager devant alors que tu luttes pour le maintien et que tu te prends un but après une perte de balle dans tes vingt mètres… C’est plus du suicide qu’autre chose ! »

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Le mot de la fin sera pour Olivier Quint, patte gauche magique du CS Sedan Ardennes début 2000: « Bruno Metsu, qui était un meneur d’hommes incroyable. Patrick Rémy pour le côté tacticien. Alex Dupont, humainement exceptionnel et bien sur Reynald Denoueix« .

Nous parlons souvent, et à raison, du rôle des joueurs et de leur carrière, de leurs exploits, de leur chemin. Mais que dire de l’importance d’un entraîneur? Métier passionnant, prenant, obsessionnel… Donner et recevoir l’amour de ses joueurs, au quotidien, et essayer d’amener son groupe le plus haut possible avec 8000 façons possibles et différentes. L’humain, la tactique, la technique, l’aspect mental et même physique sans oublier la gestion, le management et l’amour… Entre un coach et son joueur, l’histoire débute sur une page blanche, sur laquelle les deux protagonistes peuvent peindre, écrire, ou même sculpter leur histoire… Ah le foot… Merci messieurs.

Et toi, quel entraîneur t’as le plus marqué?

Piazzo,

Sources citations: L’équipe, RMC Sport, Actu Foot.

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