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Face au Brésil, la Belgique de Roberto Martinez s’est imposée deux buts à un et s’offre, par la même occasion, une accession aux demi-finales du mondial russe. Pour la deuxième fois de son histoire, après cette fameuse rencontre de 1986 à Mexico, face à la redoutable Argentine de Diego Maradona, Jorge Valdano ou encore Burruchaga. De quoi envoyer un signal fort à son prochain adversaire, l’équipe de France.

25 juin 1986

Ce jour-là, à l’Estadio Ezteca de Mexico, Guy Thys, le sélectionneur belge de l’époque avait déclaré: « Si nous avions eu Maradona, nous aurions gagné ce match 2 à 0 ! » C’est dire l’importance qu’avait El Pibe de Oro (le gamin en or) dans cette Albiceleste. Le principal intéressé clame pourtant que ce n’est pas vraiment le cas: « Jamais, non jamais je ne serais d’accord avec ceux qui prétendent que ce mondial, je l’ai gagné tout seul. Parce que c’est un mensonge aussi grand que ma maison (et elle est grande…). Mais sur ce match, je veux bien avouer que j’ai été décisif ». Don Diego est également élogieux envers les coéquipiers d’un certain Eric Guerets, numéro 2 ce jour-là: « A l’heure de jouer contre les Belges, on n’avait pas encore conscience qu’on affrontait la meilleure sélection belge de l’histoire… Ils ont été énormes contre nous, il faut le reconnaître. Il a fallu entrer sur le terrain le couteau entre les dents, car ces belges là étaient loin d’être bidons! » La suite, on la connaît: un doublé de Maradona plus tard et une victoire sur l’Allemagne permettent à l’Argentine de soulèver la coupe du monde…

Georges Grün, joueur de la sélection belge, numéro 13 sur le dos, revient sur cette rencontre très particulière pour L’avenir.net: « Je me souviens de ce stade Aztèque, tellement impressionnant (il accueillait 114 500 spectateurs, ndlr). Dans le tunnel, il faisait assez sombre, et Maradona était hyper sûr de lui. Il avait dit à Enzo (Scifo, ndlr) en anglais que pour nous, c’était fini… C’était une ambiance assez pesante. D’autre part, on avait été frappé par l’état de la pelouse, qui était très grasse et coupée haute, façon sud-américaine. On s’était demandé s’ils ne l’avaient pas fait exprès. Déjà qu’on était fatigués… J’ai d’ailleurs récemment relu une interview de l’époque où l’on me demandait comment on abordait ce match. J’avais répondu: « Sur les genoux » On était au bout du rouleau, au bord de la rupture. On avait aussi cet esprit belge, en se disant qu’on était déjà satisfait du devoir accompli… On était persuadé qu’on n’y arriverait pas. »

Il semblerait étonnant d’entendre le même discours aujourd’hui de la part d’Eden Hazard et sa bande, certainement conscients qu’il peuvent aller au bout de cette incroyable aventure et ainsi permettre à tout un pays, à toute une génération de pouvoir entrer dans la légende et d’écrire une histoire indélébile dans le livre des vainqueurs de coupe du monde.

10 juillet 2018

Cette fois-ci, pas d’Argentine sur la route des partenaires de Kévin de Bruyne mais une équipe de France qui monte en régime, et sort d’une rencontre maîtrisée face à l’Uruguay. Maxime Bossis, ancien défenseur tricolore, aux 76 sélections, compare ces deux sélections Belges dans L’Equipe: « A l’époque, avec Vercauteren, Scifo, Ceulemans ou van Himst, ils avaient autant de talent que l’équipe actuelle. Mais celle-ci me paraît plus équilibrée et plus puissante physiquement ». Pour Yannick Stopyra, ancien international français de 1980 à 1988, « vu l’énorme potentiel offensif des deux équipes, ce match se jouera sur l’efficacité, le réalisme devant les buts, sachant que les deux gardiens, Courtois et Lloris, sont de vrais points forts ! »

Les Bleus sont prévenus, les Diables Rouges ne feront point de figuration, et semblent déterminés à offrir au peuple belge une première finale de coupe du monde. Battre le Brésil, l’un des favoris de cette compétition n’est pas anodin. Cette équipe s’avère être arrivée à maturité, avec des joueurs évoluant dans de grands clubs européens. L’adaptation tactique de Roberto Martinez étant aussi un gros point fort, tout comme l’apport de Thierry Henry aux avants de la sélection… Ce match s’annonce spectaculaire, indécis, palpitant et historique. Mbappé, Griezmann, Kanté, Lloris, Courtois, de Bruyne, Hazard, Lukaku… Rien que d’y penser, les frissons gagnent le haut du corps, laissant deviner un événement que nous ne sommes pas prêts d’oublier…

Vivement mardi, bordel.

Piazzo,

Crédit photo: So Foot.

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