Raphinha, ce nom danse déjà la samba. Le tube de l’été sur les bords de la Vilaine, avec un transfert record pour le Stade Rennais et cet achat compulsif au coup de cœur. Plus de vingt millions pour un brésilien, les plus pessimistes rappellent immédiatement l’épisode Severino Lucas. Quand aux plus optimistes, ils espèrent  simplement que l’ancien ailier du Sporting Portugal fera chavirer de bonheur le Roazhon Park, sur un rythme effréné et enthousiaste. La liste des auriverde ayant tenté leur chance dans la capitale bretonne est longue, pour des fortunes diverses. Dans l’histoire récente du club, rares sont ceux qui ont laissé une empreinte indélébile. Adailton, Cesar, Dudu, Emerson, Vander, Pedro Henrique… Des noms sympathiques mais qui n’ont jamais vraiment marqué les supporters pour leur apport purement sportif, même si certains avaient les qualités pour. Vous remarquerez que je n’ai pas cité Luis Fabiano, qui, après son passage en Bretagne, aura réussi une bien jolie carrière. Il était certainement encore un petit peu tôt. Important de rappeler également que le temps d’acclimatation n’est pas négligeable et que dans le football moderne, les minutes de jeu sont comptées, laissant peu de place à l’accoutumance pourtant nécessaire. Notre petit Raphinha possède tout de même un avantage: il arrive du Portugal. L’Europe, l’acclimatation, tout ça, c’est déjà une très bonne nouvelle, même si le football et le mode de vie entre la France et le Portugal peuvent différencier. Dès les premières prises de balles de notre protagoniste, un frisson parcours les travées, une touche sensuelle, un rythme endiablé, les petits pas du bonheur. Ce n’était malheureusement pas au Roazhon Park, à la maison, mais au fin fond de la Bretagne, en terre finistérienne, du côté de Brest et de Francis Le Blé. Nous ne reviendrons évidement pas sur le déroulé de ce match. Ceci dit, nous aurions pu (du?) assister au premier but de « Raphi » sous ses nouvelles couleurs, dès sa première apparition. Les supporters rennais devront attendre quelques jours et la venue du grand Celtic en Europa League pour voir débuter l’enfant tant attendu, un jeudi soir de septembre…

Les rencontres s’enchaînent pour les hommes de Julien Stéphan, coupe d’Europe oblige, mais Raphinha peine à se montrer décisif pour l’équipe et l’attente excitante se transforme peu à peu en sensation de mauvais souvenirs pour certains… Raphinha est séduisant, ne rechigne pas d’effort et semble pouvoir déséquilibrer une défense à lui tout seul, mais il manque l’étincelle finale, celle qui fera chavirer le navire des amoureux du Stade Rennais dans l’ivresse et la joie. Ce petit but, si important aux yeux de certains, obnubilés par les statistiques à une époque d’une vision du football par les chiffres. Ils sont importants certes, mais pas exclusifs. Au fil des matches, les automatismes doivent naître entre les joueurs, et Raphinha mettre à mal les défenseurs qui tenteraient de venir lui barrer la route. Il faut attendre son onzième match pour voir notre joyau brésilien ouvrir son compteur but, face à Amiens, à la maison le 10 novembre, sur une offrande de Mbaye Niang. En effet, le sénégalais était désigné comme le tireur du penalty qu’il venait de « gagner ». Il dira après le match qu’il voulait récompenser le brésilien de ces efforts. C’est tout à son honneur. Les images de joies et de liesse entre partenaires dans la foulée montrent à quel point ce geste semblait naturel. Les sourires de ses camarades viennent éclairer cette face sombre du début de saison de brésilien, qui semblait touché de ne pas  pouvoir se montrer décisif. Il enchaînera la journée suivante à Dijon avec un face à face et un but plein de sang froid. Deux buts en deux matches pour le néo-rennais. De quoi calmer certaines ardeurs, et de faire rêver un peu plus les amoureux du « Joga Bonito ».

Laissons du temps au temps, afin d’apprécier à sa juste valeur un joueur pas comme les autres, qui joue avec ce plaisir du dribble, de l’élimination, de la vitesse. Face à nos défenses hermétiques et frileuses de Ligue 1, un peu de chaleur ne peut nous faire de mal. Un rayon de bonheur qui, souhaitons le, continuera de faire danser la samba aux adevrsaires du Stade Rennais, au Roazhon Park ou ailleurs. Car le football est un jeu, et le jeu un plaisir. Qu’ils viennent du Brésil ou d’ailleurs, que ces artistes continuent de briller sur nos pelouses. Pour le bonheur des enfants, comme des plus grands.

Piazzo,

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Crédit photos: Stade Rennais FC & BFM TV.

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