Certains joueurs sont différents. Nous pourrions même dire uniques. Tout dépend de notre sensibilité et de ce que chacun recherche chez un artiste balle aux pieds. Nous avons toutes et tous nos aspirations et nos inspirations. Nous aimons profondément notre club, qui nous anime nuits et jours, au rythme de ses feuilletons, ses parties endiablées et de ses péripéties quotidiennes, et avec celui-ci, certains protagonistes passés par-là, un peu plus que les autres. Et quand vient l’heure du départ, qu’il soit prévu ou inattendu, c’est le cœur serré que nous voyons notre poulain s’éloigner. Croyant pouvoir le retenir, sur un malentendu, une rencontre incongrue, tel est notre seul désir. Alors on y croit, jusqu’au bout, refusant d’affronter la vérité qui s’installe. Décider d’y croire, face au désespoir. Tenter de remonter le temps, tant le temps est en suspens. Mais l’évidence n’est jamais loin, sur le chemin de notre inconsolable chagrin. Alors nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer, et nos souvenirs sur l’oreiller. Ces souvenirs joyeux qui nous rendaient heureux. Garder en tête le sourire de celui qui aura rayonné dans notre esprit, qui aura éveillé en nous ces sentiments affectifs.

« Le club reste, les joueurs passent », et les supporters, en masse, trépassent. L’ascenseur émotionnel au quotidien, du café au journal du petit matin. Certains joueurs allument la flamme, d’autres la ravivent. Et cette balle dans ses pieds, pourvu qu’elle vive. Certains joueurs sont destinés à offrir, des buts, des passes, des chevauchées, des gestes pour le plaisir. Certains joueurs, on les aime plus que de raison, et nous étions ravis de les avoir à la maison. Ils laissent une empreinte indélébile dans l’histoire du club, mais aussi dans la nôtre. Une histoire d’amour en somme, un coup de foudre ou c’est tout comme. Ces quelques mots, ces quelques lignes, pour accompagner la tristesse d’un soir, d’une nuit. Une histoire se termine, loin d’être la première et certainement pas la dernière. Les pages du livre de notre équipe se tournent, gardant avec elles de jolis souvenirs, dont certains ont écrit les plus beaux chapitres. Pascal disait : « Le cœur a ses raisons que la raison ignore ». Et c’est peut-être pas plus mal ainsi, bonne route Raphi.

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