Chaque petit garçon qui sommeille en nous rêve, innocemment, de parcourir le monde. Et ce petit garçon, qui aime le foot profondément, rêve de découvrir les stades chauds bouillants à l’autre bout de la planète ou au coin de la rue. Beaucoup en rêvent, et certains franchissent le pas, appareil photo en main et des étoiles dans les yeux. C’est le cas d’un photographe polonais, qui rêvait, depuis tout petit, d’aller voir l’Argentine et ses stades mythiques. Rencontre avec Sebastian Frej, polonais vivant à Londres et parti à la conquête de Buenos Aires.

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Bonjour Sebastian, vous êtes l’auteur d’un très bel ouvrage sur le football argentin et plus précisemment sur Buenos Aires. Comment vous est venue cette idée? Et pourquoi l’Argentine?

Je rêvais d’Argentine depuis que, jeune enfant, j’ai vu le maillot de la sélection nationale, ainsi que les « papelitos » jetés depuis les tribunes des stades en Argentine!

Aviez-vous déjà publié un autre book auparavant? 

Non, c’est mon premier livre.

Vous êtes allé quatre fois sur place pour prendre toutes ces photos, la passion argentine vous a contaminé?

On peut, sans hésiter, dire que j’y suis devenu positivement accro!

Aviez-vous un objectif ou une trame bien précise pour la réalisation de votre livre?

Le seul objectif était de pouvoir capter l’émotion, quelque soit la personne, qu’elle soit jeune ou vieille…

Pouvez-vous nous décrire en quelques mots ce que vous ressentiez dans ces stades, dans ces environnements si particuliers?

Imaginez un enfant, auquel les parents auraient permis, pour une seule journée, de manger autant de chocolats que possible… Et bien c’était moi en Argentine!

Quels endroits avez-vous préféré dans Buenos Aires? Quels stades, quelles rencontres?

Je les adore tous! Mais si je ne devais en choisir qu’un, ce serait « El Cilindro », le stade du Racing!

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Sebastian Frej au milieu du fameux « Cilindro »!

Quel était votre mode opératoire pour prendre ces photos? On trouve de tout dans votre livre, des tribunes surpeuplées aux visages émotifs des petits et grands, en passant par la joie, l’émotion et la passion du foot… 

Il y a deux genres de supporters: ceux qui étaient heureux de se faire photographier, et ceux qui ne le voulait absolument pas. Il faut alors trouver le juste milieu.

Quels sont vos projets envisagés par la suite? J’imagine que ça donne envie de parcourir le monde, de découvrir d’autres cultures footballistiques, entre autres…

Je suis fasciné par les villes où il y a beaucoup de clubs de foot. Je rêve de Montevideo et d’Asuncion!

Vous vivez à Londres, ça pourrait être sympa de faire un book sur cette ville et tous ces clubs…

Pour être honnête, je n’y avais pas pensé jusqu’à lire cette question!

D’ailleurs, qu’est-ce qui vous a amené à Londres?

C’est une longue histoire. J’habite ici depuis 1999.

Suivez-vous le championnat français? Nous avons de jolis stades aussi, il ne faut pas hésiter à venir nous voir…

Je suis heureux des retours positifs de France au sujet de mon livre. Après avoir vu le nombre incroyable d’excellents sites et de blogs sur le football, l’idée de visiter plus souvent la France grandit en moi! Je n’y suis venu que deux fois: pour un Lens – Bordeaux, et pour un Lille – Metz. Parfois, je regarde à la télé, surtout quand il s’agit de derbys.

Si vous deviez choisir UNE photo de votre ouvrage? Et pourquoi?

C’est une photo en noir et blanc d’un petit garçon, au stade de Banfield. Quand je l’ai vu, je me suis aussitôt dit que c’était la quintessence du football argentin.

Quel(s) club(s) supportez-vous?

En Pologne, où je suis né, c’est le Zaglebie Sosnowiec. En Angleterre, je supporte Crystal Palace.

On peut voir sur vos réseaux sociaux des photos de Crystal Palace, quelle est votre relation avec ce club?

Récemment, j’ai commencé une collaboration avec le club.

L’objectif est de faire aussi un livre ou juste un partenariat photographique?

Pour le moment, seulement les reportages photos des matchs. J’ai eu l’opportunité de travailler lors du « transferdeadline » au club. Tout ça est tout récent, il y a donc de l’espoir pour plus par la suite…

Avez-vous déjà pu voir comment fonctionne la communication et le marketing d’un club comme Crystal Palace?

Non pas encore, je sais seulement qu’une dizaine de personnes travaillent pour les médias du club (camera-man, présentateur, éditeur, graphiste, manager + réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, Instagram…).

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Merci à Sebastian pour sa disponibilité, pour son très beau livre sur le football argentin et ses supporters et pour ses photos, qui viennent habiller sublimement cet article. N’hésitez pas à vous procurer cet ouvrage émouvant, poétique et envoûtant.

Voici les liens sur lequels vous pouvez le commander: Sur eBay / Sur Staantribune  / Sur Amazon

Quelques photos pour vous mettre en appétit à présent…

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Entretien réalisé avec l’aide précieuse de Roman Firganek (@Roman_F35) pour la traduction et les questions. Figurez-vous que ça donne envie de voyager à la conquête des stades du monde, à la recherche de la beauté et de l’émotion… Quoi de plus beau que le football? Vous avez 4 heures.

Merci de nous avoir lu, et à bientôt pour de nouvelles aventures,

Piazzo,

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